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Histoire du Havane

La découverte du cigare, ca remonte à quand ?

Octobre 1492

Pour la première fois, Christophe Colomb voit les côtes de ce qu'il croyait être les Indes ...
En fait, il découvre sans le savoir les avant-postes des Amériques, et c'est sur l'île de Cuba qu'il met le pied. Lorsqu'il débarqua pour la première fois sur cette île, ce fut un endroit paradisiaque qu'il découvrit. S'étant embarqué pour les Indes en quête d'or et de richesses, c'est une plante étrange qu'il découvrit.

Les premiers indigènes qu'il rencontra lui firent cadeau de grandes feuilles de cette plante qu'ils pensaient possédées par l'esprit des dieux. A l'occasion de leurs rites religieux, ces indigènes roulaient grossièrement les feuilles en un gros cylindre auquel ils donnaient le nom de Cohiba, ce n'était pas moins que l'ancêtre de ce que nous appelons aujourd'hui le cigare.

Le vénitien ne se rendait pas compte à cette époque que la plante qu'il avait découvert était tout aussi précieuse que l'or qu'il cherchait vainement. Cinq siècles plus tard, cette plante a conquis le monde entier sous sa forme la plus prestigieuse : le Havane.

Où pousse le tabac sur l'île ?

Le Tabac pousse sur toute l'île de Cuba, mais tout comme dans chaque pays viticole il existe des zones de "grands crus", seules quelques petites régions possèdent les conditions idéales à la culture des meilleures plantes que l'on réservera à la fabrication du cigare

Cinq régions sont les "crus" de Cuba : Oriente - Remedios - Partido - Semi Vuelta - Vueta Abajo

Parmi ces cinq régions, Partido et Vuelta Abajo que proviennent les plus belles qualités de feuilles qui seront réservées à l'élaboration des cigares de prestige encore roulés à la main de nos jours.

Les plantes les plus délicates poussent dans la région de Vuelta Abajo dans le district de Pinar del Rio. Cette région jouit d'un taux de précipitations très faible, d'un sol fertile et généreux, d'une abondance de soleil des Caraïbes, tant d'éléments qui font que Pinar del Rio produit de l'avis général les meilleurs feuilles de tabac du monde.

Quelles variétés de tabac sont cultivées ?

Deux variétés de tabac sont principalement cultivées à Cuba :
- Le Criollo, tabac que l'on usera pour élaborer la tripe et la sous-cape des cigares
- Le Corojo, qui produira exclusivement les grandes feuilles de cape qui enveloppent le cigare.

Qui cultive le tabac, comment ?

Les Vegueros cultivent le tabac, leur tache est autant laborieuse que méticuleuse... voyez plutôt :
Ils consacrent leur saison d'été à la préparation méticuleuse de la terre qui recevra les semis, et c'est en Octobre, après 45 jours de germination, que les plantes seront repiquées dans la terre pour n'atteindre leur pleine maturité qu'aux environs du mois de janvier, ils procèderont alors à la récolte qui se poursuivra par étape selon un planning parfaitement établi et mis au point au fil des décennies avec les expériences d'une longue tradition de culture du tabac.

Les Corojos, dont la feuille doit arriver à maturité dans un état impeccable, sont sujets de mille soins et sont cultivés à l'abri des Tapados, sorte d'énorme toile de gaze blanche, qui empêche le soleil d'attaquer directement les feuilles, et créent en même temps une sorte d'effet de serre sur la plantation qui favorise la croissance de la plante. Aucun détail n'est négligé durant la période de croissance de la plante : écimage régulier et ébourgeonnage pour favoriser la croissance des plus belles feuilles de chaque plante dont toutes ne peuvent être récoltées au même moment :

Un pied de Corojo présente six étages de feuilles que l'on distingue de bas en haut par les noms suivants :

Libre de Pie - Uno y Medio - Centro Ligero - Centro Fino - Centro Gordo - Corona

Chaque type de feuille est ramassé par paquet de deux ou trois en partant du bas vers le haut, et ce, une semaine sur deux. La récolte s'étale ainsi sur une quarantaine de jours.

Le Criollo est également mur au bout de cinquante jours et la récolte en est moins complexe dans la mesure où cette plante ne présente que trois variétés de feuilles :

Volado - Seco - Ligero

Ces feuilles, dont la plus haute confère au cigare la majeure partie de son arôme, sont cueillies en cinq étapes et seront acheminées comme les autres dans les séchoirs à tabac (casas del tabaco) qui sont en fait de grandes batisses percées de fenêtres qui sont uniquement orientées sur l'axe est-ouest de façon à ne laisser rentrer que le soleil du petit matin et celui du couchant,  maintenant ainsi à l'intérieur des batiments une fraicheur et une humdité constantes.

De la plantation à la récolte, ce n'est pas moins de 150 passages des végueros que chaque plante aura subi de façon à arriver dans un état idéal à bon port.

Après la récolte ? le séchage !

Le séchage commence par la couture des feuilles deux par deux et ensuite par leur suspension en  l'air près du ras du sol pour les feuilles les plus fraîches jusqu'au plafond pour les plus sêches, chaque duo de feuilles étant remonté d'un niveau au fur et à mesure de son séchage. cette étape exige un savoir faire tout particulier et dure au total une cinquantaine de jours. C'est durant cette étape que les feuilles d'un beau vert vont virer à la teinte brun doré connue de tous et qui a fait la réputation des Havanes de par le monde.

Après le séchage ? la fermentation !

On reprend les feuilles brunes au séchoir alors qu'elles sont encore légèrement humides et on les décroche des perches afin de les soumettre à une première fermentation, processus chimique naturel d'une durée de
25 à 30 jours durant lesquels les piles de tabac doivent être surveillées en permanence. Il faut au spécialiste de cette opération qui s'apparente au compostage un odorat infaillible pour arrêter la fermentation au bon
moment.

Six mois se sont écoulés depuis le début de cette histoire, mais le cigare est encore loin d'être prêt...

Que se passe-t-il ensuite ? le parage des feuilles

C'est toujours sur le secteur de la plantation que l'on procède à l'étape suivante :
on pare les feuilles pour leur départ à la manufacture. Alors qu'elles auront été préalablement réhumidifiées pour retrouver une certaine souplesse, les feuilles de cape et de sous-cape et de tripe vont être débarassées manuellement de leurs côtes les plus grosses en même temps que les femmes qui procèdent à cette opération vérifieront la qualité de chaque feuille et les trieront selon leur couleur, leur taille et leur texture. Ces ouvrières traitent les feuilles de cape qui serviront à donner au cigare sa plus belle parure aussi précieusement que si elles manipulaient un tissu d'une grande fragilité et d'une grande rareté.

Une fois ces opérations effectuées, on passe alors à la deuxième fermentation.

Celle-ci est plus rigoureuse que la première et dure environ 60 jours, elle a pour but de débarasser le tabac de ses dernières impuretés et accentuent son arôme si particulier et sa saveur inimitable.Durant cette fermentation, la température de fermentation ne devra jamais passer au dessus de la barre des 42°C, faute de quoi, il faudra alors défaire le ballot constitué et aérer les feuilles avant de reconstruire à nouveau le ballot pour la suite de son processus.
Une fois cette fermentation terminée, on défera définitivement les balllots pour étendre les feuilles sur des claies pendant quelques jours afin de les laisser reposer. Une fois le repos des feuilles terminé, on en formera des petits ballots enveloppés dans des feuilles de palmier pour amener des précieux voiles reposer dans les entrepôts des manufactures où ils bonifieront pendant un minimum de deux ans.

Une fois les feuilles prêtes au bout de ces deux années de repos, elle subiront pas moins de trente opérations au coeur  de la fabrique pour devenir le cigare que vous venez apprécier chez Jean-Pierre ...

Les feuilles passent d'abord à la Moja où elles sont réhumidifiées pour retrouver leur souplesse de l'arrivée pour ensuite passer dans les mains des Despalilladores où elles seront soigneusement écotées pour arriver
ensuite entre les mains des Rezagadoras qui sélectionneront les feuilles de cape selon leur couleur, leur taille et leur texture. On doit à ces femmes au coup d'oeil infaillible la légende de la Habanera qui roule le cigare sur son genou, ce qui est tout à fait erroné, bien sur.

Pendant ce temps, c'est dans la Liga, l'endroit le plus secret de la fabrique, que l'on procède au mélange des feuilles de tripe, de sous-cape et de cape, pour composer ainsi le mélange spécifique et caractéristique
de chaque vitola. Chaque motte correspond à un mélange bien particulier dont le secret est jalousement gardé. Aucun employé de la manufacture ne saurait le recomposer de lui-même.

Arrive maintenant l'étape la plus attendue et la plus spectaculaire du parcours : la fabrication du cigare proprement-dit :

Toutes les feuilles élaborées arrivent enfin sur la table du Torcedor ou de la Torcedora, les rouleurs de cigare, qui vont métamorphoser chaque tas de feuilles en merveilleux cigares Havane.
La tripe, provenant des différents niveaux de récolte du Criollo (ligero, seco, volado) sera habilement mélangée et torchée tout en longueur pour faciliter le passage de la fumée tout au long du module.
une fois cette tripe prête elle sera alors roulée dans la feuille de sous-cape, formant ainsi ce que l'on  appelle la "poupée". Le maître-cigarier pourra alors passer les extrêmités à la guillotine pour ensuite passer les poupées à la presse de calibrage durant une demie-heure, et ensuite les parer de la plus belle des parures : une feuille de cape d'une perfection irréprochable. Le cigare est enfin né.

Il n'attend plus que vous, amateurs du monde entier, pour être dégusté et apprécié pour de longues années encore... 

 

 
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